Jacques Gilis, Membre fondateur de BAPCO, s’en est allé

Jacques_Gilis Un confrère mais avant tout un ami, Jacques était un homme exceptionnel. Ce gentleman, grand connaisseur d’art, de bonnes tables a toujours apporté à l’Association belge des Organisateurs Professionnels de Congrès un esprit positif, collégial, confraternel dans le sens noble du terme.

Jacques GILIS est entré dans la profession en avril 1987 en organisant à Bruxelles le congrès international de Cardiologie française qui avait réuni plus de 450 participants.
Ce fut d’ailleurs la dernière édition de ce congrès …… non pas que l’organisation laissâtà désirer, mais parce que l’industrie pharmaceutique avait estimé que face aux congrès se tenant en anglais, ce congrès francophone avait fait son temps.
La même année, Jacques avait également organisé le congrès de l’ECNP (European Congress of Neuro-Psycho-Pharmacology) à Bruxelles.
  
Peu après, il fût contacté par le président de la Société Belge de Cardiologie
pour reprendre en mains l’organisation et le secrétariat du congrès belge annuel.
Jacques Gilis a géré ce congrès jusqu’à ce jour, congrès qui a plus que doublé en participation belge et étrangère. Toujours dans le monde de la Cardiologie, Jacques a été l’organisateur de nouveaux congrès récurrents dans des domaines plus spécialisés de la cardiologie :

Il y a peu, il avait mis sur pied l’organisation d’un congrès dans le domaine de la psychiatrie : « The 1St Belgian Conference on Bipolar and Depressive Disorders (1ère édition cette année) ».

Régulièrement Jacques « exportait » des symposiums vers l’étranger, entre autres dans le domaine de la pharmacologie.

Ses réalisations sur le terrain reflétaient parfaitement sa personnalité : le sens du détail,
le bon goût, la qualité de la table, la convivialité. C’était comme s’il « recevait » et dieu
saît qu’il savait le faire !

Dans l’agence de voyages Travex au sein de laquelle il dirigeait le département « congrès », Jacques agissait comme un « quality controller » car ceux qui le connaissent bien savent qu’il était un épicurien dans le sens philosophique du terme. Son sens du goût, du beau et de la qualité ainsi que les nombreux voyages qu’il effectuait lui avait donné une expertise dont tous profitaient.

Il est impossible de parler de la vie professionnelle de Jacques Gilis sans évoquer sa collaboration avec Béatrice VANDERMEUSE, son assistante des premiers temps et sa directrice de congrès par la suite. Leur complémentarité et l’amitié qui s’est nouée au fil du temps ont constitué une équipe harmonieuse et efficace.
                                                                      
Au sein de BAPCO, sa présence discrète était un soutien inestimable et l’usage du qualificatif de « sage » n’est dans son cas, en rien excessif. Son action associative au sein de BAPCO était désintéressée et il apportait cet esprit tellement nécessaire à l’équilibre d’une association professionnelle.  Son optimisme, son sens profond de l’éthique et de la déontologie, sa collégialité hors du commun, son efficacité et sa discrétion ont été pour nous tous, une source inestimable d’enseignements.

Dans les moments parfois difficiles de notre vie associative où nous étions tentés de discuter sans fin, Jacques ne devait jamais hausser le ton pour se faire entendre… Un murmure sous ses demi-lunettes, une voix douce et posée se laissait entendre pour apporter le plus souvent une solution…

A nos yeux, ceux de la « jeune génération », Jacques était ce sage que l’on aimait compter parmi nous et il nous le rendait bien par ses encouragements, sa confiance, son estime.
L’efficacité discrète d’un vrai gentleman.

L’homme public avait aussi son jardin secret dont il nous parlait avec tant d’admiration et d’amour : ses jeunes enfants Diane et Diego et leur maman Beatriz. Nous pensons particulièrement à eux et leur adressons notre sincère affection.

Nous voulons aujourd’hui nous réjouir d’avoir eu l’honneur de le connaître et de parcourir un bout de chemin professionnel et amical ensemble.

Son départ prématuré laisse un vide immense au sein de notre profession… Puissions-nous retenir ses enseignements et poursuivre notre vie associative dans l’esprit qui était le sien.

Sam van de Kerckhof, Président BAPCO